Les Vigneaux (Hautes Alpes)
L'église Saint Laurent des Vigneaux date de la fin du XVème siècle.
Son clocher est dans le style du briançonnais et du Queyras, et de son
porche on découvre le pic de Montbrison.
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Tympan sud
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L'Annonciation, au tympan du portail sud
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L'ange Gabriel et la vierge sont de part et d'autre d'un vase
rempli de lys, symbole de la virginité. Le buste de Dieu le père devait
occuper la partie supérieure très dégradée. |
Choeur
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Les peintures du choeur : |
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Christ en Gloire, Isaïe, Symbole des évangélistes, et couronnement
de la Vierge
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voûte |
Christ en
gloire
Isaïe |
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A l'est le Christ en gloire, à l'ouest Isaïe, Le Christ en majesté trône dans une mandorle quadrilobée, le livre à la
main. Autour de celui-ci sont représentés, dans des cadres, les symboles
des évangélistes et deux séraphins. Ces peintures sont très
endommagées. |
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Sur le mur Nord du choeur |
Couronnement de la vierge
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Paysage et ange musicien |
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Le couronnement de la vierge par les trois personnage de la Trinité
est annoncé par deux anges qui sonnent de la trompette.
Cette mise
en scène avec Isaïe est à situer dans le cadre de la contre-Réforme.
On peut comparer ce couronnement avec celui des cordeliers de Briançon:
même position des personnages, |
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Les douze apôtres sont représentés autour de l'abside sous les arcades
romanes. |
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Sur la partie inférieure du mur nord du choeur, six apôtres
sont debout : Pierre avec ses clefs, André avec sa croix en X,
Jean avec la coupe, Jacques avec son bâton et son chapeau de
pèlerin, et Thomas avec sa ceinture.
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Façade extérieur
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A l'extérieur, sur le mur sud les vices et leurs châtiments
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Les vices ont le cou entravé par un des maillons de la chaîne q'un
démon tire vers la gueule de l'enfer. Leur arrivée est fêtée par un
démon assis à l'intérieur de la gueule monstrueuse, qui bat du tambour
et joue de la flûte.
L'Orgueil, sur un lion, lève la main droite et tient
dans l'autre un bâton, simulacre de sceptre; son chapeau est recouvert
d'une couronne royale et l'encolure de sa houppelande à ramages est
parée d'une couronne de laurier. L'Avarice, sur un singe, maintient avec
fermeté une cassette à demi-ouverte. La Luxure, sur un bouc, porte une
robe agrémentée de fourrure retenue à la taille par une ceinture jaune
d'or à larges rinceaux; elle est coiffée d'un hennin pourvu d'un long
voile; elle découvre jusqu'à la cuisse sa jambe gainée d'un bas vert et
mire son visage. L'Envie, sur un lévrier qui tient un os dans sa gueule,
est vêtu d'un pourpoint aux manches tailladées. La Colère, à
califourchon sur un léopard, porte une arme accrochée à sa ceinture. La
Gourmandise dont le ventre énorme est souligné par une ceinture tient un
jambon et boit le contenu d'un flacon; sa tête est couverte d'un chaperon
drapé. La Paresse, sur un âne, est vêtue de guenilles; le désordre de
sa coiffure (mèches de cheveux échappées d'une sorte de bourrelet) est
éloquent.
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Les peintures de mur Sud : L'enfer et les conséquences des vices
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Au registre réservé à leurs châtiments, les vices
sont suspendus au-dessus de brasiers à l'aide de cordes nouées sur des
anneaux fixés au mur ocre rouge de l'enfer. Les châtiments de l'Avarice,
de la Luxure et de l'Envie se lisent encore.
Auprès de l'Avarice, le cou entravé par un sac (sans
nul doute empli de pièces), s'affairent deux démons. La Luxure, de
lourdes pierres attachées aux chevilles et au cou, est brûlée par un
démon armé d'une torche. La Colère est poignardée par un démon. |
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Références : photos : François Darbois
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Peintures murales des Hautes Alpes, Cahier de l'Inventaire n°7,
Edisud,
1983, p.
229-234 |
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G. Sentis, L'art en briançonnais, tome I La peinture au XVè
siècle, 1970, p.78-82 |
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